Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/07/2011

Election au Bengale 2 - Nouvelle politique

Le peuple avait donc parlé, et fort, car 84 % se sont présentés aux urnes. Du jamais vu ici. Mais si les députés rouges avaient été laminés, il restait le fait que 41 % des voix avaient votés…communiste ! Donc on pouvait encore compter sur eux pour le grain de sable dans la nouvelle machine des verts. Ce que notre Mamata comprit fort bien. Du coup, elle changea de tactique du jour au lendemain. La veille du vote, elle appelait encore ses partisans à écraser l’infâme. Le jour de son apothéose, que dis-je, de son adoubement, elle avertissait son parti : « Pas de vengeance. Tous les bengalis sont ma famille. On donnera plus de temps à l’opposition au parlement. Et demain à mon investiture, j’y invite l’ancien gouvernement » Coup de tonnerre, car depuis dix ans, elle refusait énergiquement  à partager voire un simple dais avec les marxistes, boycottant sans souci de démocratie toutes les cérémonies officielles et contrant chaque essai de développent. Les communistes ne pouvant pas décemment refuser sous peine de se voir accuser de totalitarisme,  tendirent immédiatement la main (ce qui les changeait du poing !) promettant de collaborer avec le nouveau pouvoir en place, et allant jusqu’à demander à leurs troupes (souvent encore armées) de déposer les armes, de coopérer avec les mairies et députés, et de donner l’occasion à « cette femme » comme ils l’appelaient, de prouver ce qu’elle pouvait faire de positif en cent jours. L’inattendue paix sociale, quoi !

 

 N° 131-4 Mamata.jpg

La gagnante des élections : MAMATA

Et depuis six semaines, on vit dans une paix des braves, inaccoutumée mais bienvenue. Dans les villages qui nous entourent, tous de gauche, et même d’un parti plus révolutionnaire que les marxistes, on n’entend plus une mouche politique voler ! Où sont donc passés les cocktails Molotov qui se préparaient un peu partout, les pistolets qu’on fabriquait artisanalement ici et là, (‘on’ n’égale pas nous !) les étoupes et allumettes pour mettre le feu au magasin ? (voire à ICOD !!!) Tout a disparu dans l’atmosphère débonnaire de promesses qui tiendront ce qu’elles tiendront mais qui en attendant changeaient tout le climat social.

Les commentaires sont fermés.