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05/09/2011

La vie au mois d'Aout

 Ce mois d’août fut fertile en fêtes et congés de week-end : les 150 ans de la naissance du héros bengali

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Rabindranath Tagore, la fête du Rakhi et la naissance de Krishna toutes deux aussi vieille que l’Inde, la Fête des 65 ans d’Indépendance, les 20 ans que Marcus a vécu avec moi, le grand Aïd musulman et j’en passe, souvent occasion d’une veillée spéciale à la Maison de Prière.

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Mais tous ces événements furent obscurcis par la soudaine furie de la mousson qui, de presqu’invisible en juillet, s’est soudain mise en tête de créer des inondations au Bihâr et dans quinze districts, touchant directement un million et demi de personnes et détruisant les logis de centaines de milliers d’autres.

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Les rizières étaient très belles

Les camps de réfugiés sont pleins, encore qu’il n’y eut que peu de morts (une vingtaine au moment où j’écris). ICOD fut particulièrement touché, car dès le premier jour de colère, la Damodar dépassa les rives et s’engouffra dans notre étang, menaçant les routes intérieures.

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L'inondation est là

Mais bien sagement, elle suivit ensuite le rythme quotidien de l’ouverture/fermeture de 58 vannes communiquant avec le Gange. Ce qui fit que vers midi l’eau du Gange à trois km en aval passait menaçante par-dessus nos vannes pour se retirer sagement quelques heures après, et que vers 23 heures, l’eau du barrage de la Damodar à 300 km en amont exerçait sa hargne et de la même façon…tout en se calmant raisonnablement.

 

Si les dégâts sont intensifs chez nos voisins (l’eau putride y est encore !), nous n’avons guère eu que des effets secondaires, tristes pour nous, mais sans comparaison avec ce que les gens ont soufferts et souffrent encore. Plusieurs de nos beaux arbres à fleurs de trois ans (3-4 m.) se sont desséchés, leurs racines étant complètement inondées. Des arbres fruitiers également, dont des manguiers. Le plus grand et large arbre de l’île, s’est effondré emportant avec lui des tonnes de magnifiques philodendrons (plantes grimpantes parasites) ainsi que plusieurs nids d’oiseaux tels que pics à dos d’or, perruches, barbet verts à gorge bleue, petite chouette etc.

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Les philodendrons perdus

Je le regrette vraiment, car chaque jour je voyais des espèces différentes sur ses deux branches supérieures mortes et vrillées de trous

 

 

 

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