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21/06/2011

Résultats du recensement en Inde

 Extrait des chroniques de Gaston

Pendant 15 jours en février, deux millions et demi de recenseurs quadrillèrent systématiquement nos 600.000 villages et 7000 villes.

Un milliard deux cent dix millions cinq cent nonante trois mille quatre-vingt-deux indiens furent décomptés.

Belle famille ! Je ne sais si notre nouveau-né Aham (fille de notre handicapée Shipra) qui naquit chez nous durant cette période a été compté. Sinon, il faudra l’ajouter au total des 2302 naissances par minute ou 38 par seconde! Bien que toutes ces statistiques soient impressionnantes, le beau du chiffre est que pour la première fois, la baisse de la population a commencée, puisque le taux d’augmentation n’est que de 1,88 % par an au lieu des 4 % dans les années 90 et des 6,6 % dans les 80. Une autre bonne nouvelle est que le taux d’alphabétisation est maintenant de 74 %, encore que certains Etats du Nord soient largement au-dessous. Bien d’autres Etats ont atteints 99 % (Kerala) et plus de 80 % dans l’Assam et les Etats du Nord-est. Troisième satisfaction, le nombre de femmes pour 1000 hommes est remonté de 799 en 1980 à 899 aujourd’hui. Pas encore bien brillant cependant, surtout quand on apprend que parmi les enfants, le nombre de filles est encore descendu dramatiquement dans certains Etats les plus développés de l’Ouest (Panjab, Haryana) poussant certains médias à se demander si nous sommes devenu une nation de tueurs de bébés : l’examen ultrasonographique devient une arme de destruction massive pour les filles dans le sein maternel (quand c’est une fille), à la naissance quand les sages-femmes annoncent à la maman que son enfant est mort-né (parfois avec la complicité des parents), et enfin en sous-nourrissant systématiquement les fillettes qui ne survivront pas à la moindre infection. L’exemple encore plus dramatique de la Chine montre où cela peut conduire !

 

Enfin, pour terminer, la municipalité de Kolkata a perdu un million de citoyens. Cela passe inaperçu dans les 16 millions de la Mégapole, mais c’est un signe certain que Kolkata régresse positivement. De seconde grande ville du monde pendant deux cents ans, est occupait le quatrième échelon quand je suis arrivé. Elle se situe au-dessous du quinzième maintenant. Ce qui prouve qu’il est possible de limiter les populations urbaines…Mais il nous faut nous rappeler qu’en Inde ce milliard de personnes ne vit que sur 2,4 % de la surface de la terre. Ce qui fait qu’il y a maintenant 382 habitants au km carré (un peu moins que la Hollande) Ce n’est pas rien, mais c’est encore supportable comparé au Bengale et ses 1300 h. au km carré !

 

18/04/2011

INDE : Richesse et pauvreté. Nécessité des dons

Dans sa dernière Chronique, Gaston se livre à une assez longue réflexion sur l'aide que reçoit l'Inde et sur celle qu'elle fournit à des pays d'Afrique.

En voici de larges extraits (les intertitres ont été ajoutés)

La montée de la Pauvreté en Europe :

 Il y aurait, en Europe, 84 millions de personnes vivant avec moins de 950 € dont 50 % moins de 770 €. Cela semble presque impossible ! Ce serait donc 17 % de la population. En France, certes moins, mais 13 % encore (7, 8 millions) Une grosse majorité serait des familles monoparentales, ce qui fait réfléchir sur le statut des couples, transitoires, provisoires, temporaires, ou je ne sais quel terme employer, car il est mouvant. Il paraîtrait même qu’il faut que la Croix Rouge internationale (Genève) intervienne car certaines Croix Rouges nationales sont trop faibles pour lutter contre ces pauvretés.

Cela aide je pense à comprendre pourquoi l’Inde a encore besoin d’aide internationale, malgré son nouvel état de pays riche puisque des peuples riches depuis si longtemps on encore tant de pauvres !

 

L’aide d’état de la Grande Bretagne.

 La Grande Bretagne traite d’un problème important en son Parlement. Depuis longtemps déjà, elle alloue 300 millions de Livres sterling à l’Inde dans son programme d’aide à 90 pays. Cependant cette année, il y a de nombreuses protestations. Les Milords estiment que cette somme importante ne devrait plus être donnée, puisque l’Inde se paye le luxe d’un des plus grands programmes nucléaires de la planète, d’être devenu le quatrième plus important membre du Club si restreint de l’espace, d’avoir envoyé un satellite autour de la lune (et d’y avoir découverte de l’eau) et, un comble, se prépare d’y envoyer un homme dans quelques années. De plus, le fait qu’il y a maintenant plus de 70 milliardaires en dollars (alors que l’Angleterre n’en n’a que 29) est la cerise du scandale sur le flamboyant gâteau indien qui va même être membre permanent de l’ONU. La conclusion claire est que cet argent servira plus les besoins du Royaume Uni en pleine dépression que cette ex-colonisée en pleine expansion.

 A ces arguments, Delhi a répondu qu’effectivement, puisque cette somme ne correspondait qu’au 1 % du budget-santé, elle acceptait de ne plus la recevoir ! On juge de l’ahurissement qui gagnât nos British lorsqu’ils virent le toupet et l’ingratitude de cette ex-grenouille coloniale qui essaye de se faire aussi grosse que le boeuf qui l’avait sorti du marasme de sa mare où elle vivotait il y a quatre siècles.

 

L’aide d’état fournit par l’Inde

Pourtant, l’Inde, contrairement aux Etats Unis et à la Chine, utilise chaque année 40 milliards de dollars comme aide pour l’Afrique, choisissant soigneusement les pays non-dictatoriaux, et visant uniquement des projets d’éducation, de fabrication de médicaments, d’agriculture et de télé-médicine dans les villages éloignés. L’aide est centrée sur les personnes et non sur les infrastructures qui sont du ressort des Etats. L’ONU a remercié officiellement à la fois la façon dont l’Inde utilise cette aide, le fait qu’elle soit le pays qui envoie le plus de casques bleus et d’armement (hélicoptères) pour les objectifs pacifiques de l’ONU, et les interventions actives de navires de guerre contre les pirates somalis qui prélèvent (ou tuent) tranquillement les otages de tous navires passant à leur portée.

 L’aide privée des riches indiens.

 D’autre part, les Nations Unies viennent de sortir une liste ou il est avéré que l’Inde est en première place dans le Tiers Monde pour l’aide que les plus riches de ses citoyens accordent aux plus pauvres. Et voila nos riches indiens sur le sentier de la charité ! C’est une nouvelle que j’ignorais, moi qui râle toujours de voir ces milliardaires se pavaner en achetant propriétés et industries en Occident sans s’occuper de nos 40 % de déshérités.

Bien sûr, l’enquête souligne quand même que les riches occidentaux donnent infiniment plus en comparaison. Cela je le savais, d’où ma gratitude permanente envers l’Europe ! Mais il faut être juste, et s’il s’avère exact que nos riches savent aussi partager plus que les africains ou sud-américains, on peut y voir une trace de que Gandhi a toujours réclamé des dirigeants et que seul Nehru a suivi. Noyé dans la corruption ambiante locale (et mondiale donc) on a parfois un peu de peine à voir ce qui reste de son héritage.

Lorsque le fameux Bill Gates est allé en Chine récemment pour rassembler les milliardaires et leur proposer de partager à son exemple, il a dit être revenu les mains quasi vides. Mais quand il a fait la même démarche a Delhi, il a eu immédiatement l’appui des 18 plus riches indiens., dont une douzaine affirmait qu’ils donnait une partie de leur fortune aux causes sociales depuis des générations, tels les Tata (son grand-père donnait déjà 300 millions de $ par an) et Birla (qui m’offre gratuitement toutes mes opérations), Reliance (300 millions), Godrej, Premji (Wipro)deux milliards de $ , Mittal (60 Millions et l’éducation complète de 30.00 écoliers, Bajaj (150 millions),et Mahindra pour ne citer que les industriels internationaux les plus connus. Ce sont eux (tout particulièrement les Birla) qui financèrent toute les campagnes de Gandhi dans sa lutte pour l’indépendance, (alors même que ce dernier organisait les grèves dans leurs propres usines de textiles !) Et ce sont eux qui continuent à financer partout hôpitaux, collèges, école, musées, fonds pour handicapés, grands instituts d’éducation, des tas d’ONG portant leurs noms, etc. Plusieurs autres, moins connus, donnent 10 % de leurs richesses pour toutes les bonnes causes. ET en plus, ces 'philanthropes de métiers’, presque tous à la tête de multinationales (qui ne sont pas toujours en odeur de sainteté en Afrique orientale par exemple ou en Amérique du Sud) sont les premiers à donner pour toutes les causes religieuses de leurs …religions ou leurs coreligionnaires émigrés aux quatre coin du sous-continent, surtout les Parsis, les Jaïns ou les Marwaris.

L’aide qu’ils ont apportée a été estimée à environ 10 milliards en 2010 (pour une richesse brute des 100 plus riches indiens de 300 milliards) C’est relativement bien peu. Quant aux musulmans, ils se contentent de créer de petites sociétés pour aider leurs propres coreligionnaires (orphelinats, écoles-madrassas gratuites etc.), car toutes les richissimes élites de l’Islam sont parties au Pakistan en 1947…ou ils financent à leur tour leurs propres ONG, voire…le terrorisme !

 

Cette générosité, par rapport aux autres pays du Tiers Monde, est impressionnante, mais comparée à l’Occident, elle reste bien maigre. Ainsi, si les indiens donnent 10 % d’aide privée, la Grande Bretagne en donne 34 % et les Etats Unis 75 %. Je n’ai pas les chiffres pour d’autres pays d’Europe. Donc, bravo et merci l’Occident !

 

L’aide généreuse de ceux qui partagent ce qu’ils peuvent

 

Alors, quand on trouve des riches au grand cœur qui aident leurs prochains, on ne peut que se réjouir. Mais quand on en trouve qui se font un devoir d’amour de donner tout leur intérêt, leur temps, leur argent, leur amour et parfois leur vie pour les plus pauvres des pauvres, alors on ne peut que s’émerveiller de la beauté de la générosité jaillissant du cœur de ceux et celles que rien n’oblige à se donner, sinon l’amour qui les guide et la joie qui les récompense.

Vous connaissez comme moi ceux et celles qui aident nos organisations à essayer de transformer les conditions de base d’existence des plus pauvres. Ce ne sont pas des riches a proprement dit. Ce sont soit des organisations ratissant les dons à droite et à gauche avec de plus en plus de peine. Soit des gens disposant d’une certaine aise mais étant obligé de travailler d’arrache-pied pour nous procurer ce qui est nécessaire, tels FFB de Genève, AVTM de Paris, Asha Bengale de Fribourg etc. Un écrivain comme D.Lapierre, si fameux soit-il, se doit de passer tout son temps soit à écrire de nouveaux best-sellers, soit de faire des conférences dans de nombreux pays, en plusieurs continents et en plusieurs langues, apprises à cet effet.

Ce n’est donc plus « un riche qui donne de son surplus comme un Bill Gates ou un Tata », mais un coopérateur qui a mis toute sa vie à la disposition de ceux qui veulent aider les déshérités. Voilà toute la différence entre un milliardaire qui a du surplus (bien que son acte soit réellement méritoire), et un riche qui partage sa richesse elle-même par un dur labeur et par ‘devoir d’amour’. J’espère qu’on comprendra la différence, d’autant plus qu’il y a beaucoup de petites gens, parfois riches parfois presque pauvres, qui font de même et qui sont les lecteurs de cette chronique. « Que chacun partage ce qu’il peut, mais avec le sourire » nous rappelle la Bible ! Mais il y a là un pépin, parce que je me rends compte que je ne partage pas grand-chose, sinon les dons des autres. Bon, je vais faire un effort pour me partager moi-même et devenir un ‘homme mangé’ comme disait le Père Chevrier ! Car si je suis pas mal usé, je ne suis pas encore désabusé et puis encore offrir à ceux dans le besoin un peu du bon pain que l’Esprit a déposé en moi.

 

10/01/2011

Rapport d'activité de ABC

Nous avons reçu un rapport d'activité d'ABC portant sur les six dernières années.

Ce rapport est très joliment illustré et donne une foule d'informations. Il est en anglais, mais nous pensons que nos lecteurs français qui ne pratiquent pas la langue de Shakespeare pourront aussi y trouver intérêt.

Vous pouvez le consulter en cliquant sur le lien ci-après :

2011-01_rapport ABC.pdf

 

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