Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/01/2012

UN FILM SUR SSS PAR ANANTA

L'ONG espagnole "Fondation ANANTA" est l'une des ONG qui contribue au soutien des programmes de nos amis du Comité indien SEVA SANGH  SAMITI, vous pouvez visionner un petit film d'une dizaine de minutes sur leurs réalisations qu'elle nous a envoyé récemment en cliquant sur le lien suivant :

FILM SUR SEVA SANGH SAMITI

Vous pouvez aussi visiter le site d'ANANTA grace au lien ci-après :

SITE ANANTA

 

Ananta est un serpent (nâga) de la mythologie indienne. Son nom en sanskrit signifie sans fin ou sans limite, éternel ou infini. Symbole de la féconditée, de l'éternité et des connaissances universelles. Il est vénéré lorsqu'un couple veux donner naissance à un garçon.

30/06/2011

Décès d'ALICE

Nous avons appris avec tristesse par Régi (Réginald John), le Secrétaire général du Samiti, le décès de son épouse, Alice, hospitalisée depuis un mois pour une tumeur au foie. 

Comme Lucy, dont nous avons rappelé l’histoire en mars 2009, elle fut l’une des travailleuses sociales engagées dès son plus jeune âge dans le début de l’histoire du Samiti puisqu’elle y est arrivé en 1966 à 14 ans, au décès de son père. Venue aidée au premier foyer ouvert en 1967, elle s’y fit remarquer par son sérieux et devint à 17 ans la responsable générale de ce foyer de 75 enfants.

Restée fidèle au Samiti toute sa vie, elle y est restée très active jusqu’à sa maladie récente. Alerté sur son état par Régi début 2011, l’ASSS avait pris en charge les coûts de ses médicaments grâce à la générosité d’une donatrice qui connaissait bien ce couple.

 

Le mariage d’ Alice et de Régi avait fait l’objet du bulletin des Amis de SEVA SANGH SAMITI en mars 1974, vous en trouverez ci-après quelques extraits.

 

LE  MARIAGE  D'ALICE ET DE REGI

 

 

Tout à fait au début de Seva Sangh Samiti, en 1966, Alice et Elena se présentaient au Comité de permanence. On pouvait facilement lire sur le visage de l'ainée Alice, une anxiété qu'elle cherchait crânement à contrôler :

- Qu'est-ce qui est arrivé ?

- Papa vient de mourir.

Alice avait 14 ans, Elena 12 : elles avaient deux plus jeunes frère et sœur : Patrick, 6 ans et Philamena, 4 ans. Il n'était pas question que la maman puisse travailler à l'extérieur : ses enfants étaient déjà une lourde tâche pour une santé bien faible.

Alice est une fille qui, sous le charme et la grâce, a de la trempe. Elle parle peu, veut apprendre et montre toujours une très grande conscience dans ses responsabilités A 14 ans, elle décide d'abord de suivre des cours du soir de dactylo. Elle voulait être capable de gagner le plus vite possible sa vie.

Seva Sangh Saniiti lui propose alors de venir aider dans le premier foyer ouvert en 1967. Elle se fit remarquer si vite par le sérieux et l'attention qu'elle portait à sa charge qu'on lui confia un nombre croissant de responsabilités, jusqu'au jour où elle devint la responsable générale du Foyer : elle a 17 ans et la charge de 75 enfants et d'assistantes plus âgées qu'elle !

Alice a un faible pour les bébés. On lui demanda alors de s'occuper des enfants rachitiques. Elle suivait les enfants les plus délicats avec conscience et savoir-faire. Intelligente et dévouée, elle prolongeait l'action du Docteur et servait de lien entre les familles et le Foyer. On lui confia donc bientôt la charge du Foyer d'enfants rachitiques.

Dans ses moments libres, elle a toujours un livre ou un ouvrage de couture. Elle veut achever ses études ; elle suit donc les cours du soir du Social Training Centre.

 

Alice_photo.jpg

C'est là, en plein cœur de Pilkhana, qu'un jeune professeur, Reginald John, découvrit Alice, ta suite de l'histoire, vous la devinez,..

Les choses, cependant, allèrent avec une relative lenteur: il fallait les faire sérieusement.

Pendant plus d'un an, Régi et Alice se fréquentèrent, Alice ayant des «  leçons particulières » le soir, après ses cours..

Dans la société indienne, on garde encore pour les fiançailles comme pour le mariage, tout un rituel qui varie selon les régions et les religions.

Les parents de Régi sont allés d'abord visiter la famille d'Alice, offrant des « sweet » bengalis (espèces d'énormes bonbons à base de lait et de sucre : il faudrait imaginer un «  petit suisse » bien sucré et parfumé à la pistache, par exemple). Après le consentement mutuel des familles on fixe la date des fiançailles.

Les fiançailles se déroulent chez la jeune fille. Alice vivant au Training Centre où se trouve le Foyer d'enfants rachitiques, c'est là que le rassemblement familial s'est déroulé. …

La fiancée apparait devant tout le monde dans l'un de ses plus vieux saris. Elle a à revêtir devant tous celui que son fiancé lui a offert pour cette occasion. Alice, qui est ravissante avec des vieux chiffons, s'est prêtée joyeusement à la cérémonie : un très beau sari bleu faisait rayonner sa grâce, à la plus grande satisfaction de Régi...

Après, on fixe la date du mariage, et dans un repas très simple, mais plein de fête, plus de 200 personnes mangent, chantent ou dansent.

Enfin, vint le moment du mariage. Le jour précédent, a lieu une cérémonie spéciale. Au son de la trompette, des fifres et du tambour, on apporte chez la future mariée quelques offrandes venant de la famille du fiancé : le sari de mariage, du riz, des fruits et du yaourt sucré, le tout dans des corbeilles colorées par ces dons, et qui symbolisent l'abondance que le futur mari apportera au foyer

Le jour même du mariage, l'église s'était remplie de gens heureux de participer par leur prière à la construction d'un bonheur dont tant se sentaient à la fois responsables et bénéficiaires. Il y a avait des Hindous et des Musulmans qui s'étaient aussi rassemblés là.

Puis, un se rend une fois de plus, mais c'est la dernière, chez la mariée, pour un repas familial.

 C'est à ce moment-là que, normalement les cadeaux sont donc apportés aux époux. Régi et Alice ont été bien gâtés.

Après le repas qui, cette fois-ci, rassemblait près de 400 personnes, repas très simple et joyeux, un peu trop sérieux chez les officiels, le marié conduit chez lui sa femme, accompagné de tous ses cadeaux.

Le lendemain, chez la famille du mari, nouvelle fête. C'est encore l'atmosphère de kermesse familiale, les jeunes mariés commençant à être un peu exténués de la gentille attention qu’ils s'efforcent de prodiguer à chacun.

Et, après huit jours de congé, Régi et Alice ont repris leur service. Régi accueillant à nouveau les détresses qui cherchent au Comité un seuil d'espérance, el Alice reprenant son Training à la clinique de Estrid Dane, donnant son attention et son cœur aux bébés ou jeunes enfants tragiquement handicapés dès leur plus jeune âge.

Il y a sûrement dans leur cœur encore plus d'amour pour tous ceux qui ont besoin d'être aidés.