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05/06/2017

Les activités de LENA

Depuis trois mois l'ICOD accueille une jeune suisse, éducatrice sociale, venue aider Gaston et mettre ses connaissances au service des déshérités soignés à l'ICOD.

Dans la dernière chronique de Gaston, elle a rédigé un texte illustré de ses photos.

Nous vous le communiquons ci-après.

"Je m’appelle Lena, j’ai 25 ans et je suis éducatrice sociale. J’ai eu la chance de pouvoir m’envoler pour l’Inde et de venir rejoindre l'équipe et les pensionnaires d’ICOD pour une durée de six mois. Dès mon arrivée à ICOD, des étoiles se sont installées dans mes yeux et ne m’ont plus quitté depuis. J’y ai découvert un endroit incroyable rempli de personnes magnifiques. Une bulle d’amour au fin fond de la campagne indienne.

Les personnes habitant le centre m’ont accueillies avec leurs splendides sourires et m’ont invité à découvrir leur vie à ICOD. J’ai pu remarquer l’envie de bien faire des personnes accompagnants ces gens dans le besoin, mais aussi parfois certaines limites dans cet accompagnement dus à un manque de connaissances dans ce domaine ou de moyens. J’ai donc décidé de me mettre directement au travail afin de pouvoir partager le savoir qui m’a été transmis lors de mes études en travail social. J’ai commencé par m’intéresser de plus près au foyer de mère Térésa. Ce foyer accueille 45 femmes âgées entre 26 et 65 ans, toutes en situation de handicap mental et/ou psychique. Elles sont encadrées par cinq femmes au quotidien et durant la journée elles bénéficient d’animations données par Jhuma, une éducatrice professionnelle.

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J’ai pu constater, lors des animations, un manque de structure ainsi que des propositions d’activités assez limitées. Cependant, Jhuma ayant grandement envie d’évoluer dans sa pratique professionnelle et étant ouverte et enthousiaste à toutes les nouveautés que je proposais m’a beaucoup aidée. Nous avons donc décidé de revoir toute l’animation.

J’ai donc débuté en apportant diverses activités d’animation afin de casser cette routine qui s’était installée et de remotiver les troupes ! Nous avons donc beaucoup ri en partageant de superbes moments en faisant, par exemple, de la gymnastique, des courses, de la danse ou encore des jeux d’eau ou des bricolages. Une fois cette nouvelle dynamique installée, j’ai pu réfléchir à la restructuration de l’animation. Je trouve important de pouvoir stimuler ces femmes autant intellectuellement qu’au niveau moteur ou physique. J’avais apporté avec moi pleins de matériels que j’ai pu intégrer dans les nouvelles activités comme des jeux de sociétés, des puzzles, etc.

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J’ai souhaité créer un planning car je pense qu’il est bien pour ces femmes d’avoir une certaine structure dans leur quotidien et ainsi de pouvoir se projeter dans la semaine ou dans leur journée et d’anticiper les activités qui vont suivre. Il leur a été proposé un nouveau programme associant aussi bien les activités physiques qu’intellectuelles que nous avons mis en place sous forme de photos afin que toutes puissent le comprendre et nous l’avons affiché dans le hall.

Dès lors, nous commençons la semaine avec en première partie de matinée du sport suivi par un atelier relaxation (yoga, massage,…) et l’après-midi nous allons dehors jouer à des jeux divers. Le mardi matin, jeux de société puis chant, et l’après-midi marche. Le mercredi, bricolage ensuite création de napperons, tapis et sac puis danse. Le jeudi on commence par du sport, suivi de la lecture et on finit la journée par des jeux de société. Le vendredi matin nous faisons du travail scolaire suivi par la création de collier, de sacs en papier et d’enveloppes. Le samedi en première partie nous avons différents jeux d’agilité, de motricité globale ou encore de musculation buccale puis danse et pour finir dessin.

Et le dimanche est un jour libre pour tous.

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Il me semblait important de stimuler leur intellectuelle et donc de proposer des activités plutôt scolaires. Ne disposant pas de ce matériel, il a fallu donc fabriquer une quantité d’exercices de préécriture, de mathématique ou pré-mathématique, de logique ou encore pour l’apprentissage des heures ou des couleurs, etc. J’ai aussi créé et mis en place différentes activités afin de faire évoluer leur motricité fine et globale ainsi que leur agilité, leur créativité et leur imagination.

De plus, je trouve que le sentiment d’utilité est très important. Certaines choses étaient déjà mises en place comme la fabrication de sac en tissu ou en papier et d’enveloppe, sans parler des broderies de soies sur jute ou sur les grands saris déjà bien établis. Cependant, ces activités n’étaient accessibles qu’à un petit nombre d’entre elle. Nous avons donc réfléchi à de nouvelles activités manuelles, adaptées à toutes afin de pouvoir créer des objets pour ensuite les vendre au marché.

Dorénavant, elles fabriqueront des napperons ainsi que des tapis, des colliers, et les enveloppes pour les médicaments du dispensaire.

Des plannings ont été affichés dans les lieux de vie afin que les responsables puissent savoir ce qu’il se passe dans le hall et y envoyé les femmes afin de stimuler celle-ci à bouger plutôt qu’à dormir toute la journée. Ce qui a très bien fonctionné car nous nous sommes retrouvées avec une trentaine de femmes aux activités. Beaucoup pour une seule animatrice. J’ai donc revu les plannings des femmes travaillants au "Foyer Mère Térésa". Dorénavant elles seront donc deux à assurer les animations. Ce qui est génial pour l’encadrement et la stimulation de ces femmes au quotidien ! L’enthousiasme de ces femmes et leur envie de nouveauté m’a donné toute la motivation nécessaire à la réorganisation de l’animation. Merci à elles.

Maintenant que ces dernières auront leur journée bien remplie, il est temps pour moi de me concentrer sur leur accompagnement à l’intérieur des lieux de vie. J’ai donc intégré l’équipe de "Mère Térésa" et de "Rabindranath Tagore". Je les ai ainsi suivies dans les tâches ménagères, les moments des douches et des repas. Un regard extérieur remarque souvent des choses qu’on ne voit plus dû à la routine qui s’est installée au fil des années. Je vais donc essayer de leur apporter des propositions et un regard nouveau sur l’accompagnement de ces personnes.

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Mon objectif est de tout mettre en place pour que, le jour où je partirai, tout continue à fonctionner sans ma présence. C’est pourquoi par exemple, j’ai créé un dossier recensent toutes les activités possible à faire avec ces femmes, pour que le jour où Jhuma sera à court d’idées, elle en trouve de nouvelles.

J’ai aussi commencé à réfléchir, avec les éducateurs du côté garçon, à de nouvelles activités. J'espère m’y pencher plus dès mon retour du Népal. Et oui, pour des raisons de visas, lors d’un séjour de six mois en Inde, je dois quitter le pays au bout de trois mois pour pouvoir y revenir poursuivre l’aventure. Je vais donc profiter de cette « obligation » pour visiter le Népal. Bien que nous ayons plus ou moins décidé avec Gaston, que lors de mes trois premiers mois, je consacrerai mon temps aux filles et les trois suivant aux garçons, je vois que du côté garçons, il y a déjà plusieurs choses mises en place. Il semble donc qu'il va falloir plutôt compléter en profondeur avec les filles, tout spécialement voir comment les aider à créer des petits ateliers de travail avec des produits qu'ICOD pourrait vendre. On verra cela dès mon retour à la mi-juillet.

Je suis en train de vivre une aventure extraordinaire auprès de ces si belles personnes qui me  donnent chaque jour l’envie de mettre en place de nouvelles choses pour améliorer leur quotidien. Le fait qu’à ICOD toutes les personnes soient mélangées et qu’il n’y ait pas de catégorisation des différents handicaps ou besoins est juste magnifique. Une vraie leçon de vie, d’entre-aide et de partage. Mais cela est aussi un vrai challenge car il est donc plus difficile pour les professionnelles et  les travailleurs d’accompagner toutes cette diversité de personnes. Je suis donc heureuse de pouvoir leur faire profiter de mes quelques connaissances dans le travail social et encore plus heureuse si cela les rend heureux.

Que de bonheur pour tous.

Lena."

04/04/2017

Chronique de GASTON

Paston vient de nous faire parvenir sa chronique de mars 2017 ; il s'agit du numéro 200. Dix-sept ans de ce mensuel !

A cette occasion Gaston dresse une sorte de bilan de ces 200 numéros.

Nous publions l'intégralité de cette chronique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur lie lien suivant :

Chronique N°200 Mars 2017

 

03/04/2017

Rapport d'activité 2016 de RAGDS

Nous avons reçu le rapport d'activité de RAGDS.

Nous en avons effectué une traduction que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien ci-dessous.

Bonne lecture.

RAGDS_Rapport d'activité 2016